Pour Emmanuel macron les retraîtés doivent payer

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Pour Emmanuel Macron les retraités doivent payer

Emmanuel Macron a été élu président de la République en restant assez vague sur son programme.

L’étude attentive de ce qu’il envisage, au delà d’un flou persistant, est de nature à inquiéter sérieusement les retraité-e-s.

D’autant qu’il a l’intention d’aller vite.

Gouverner par Ordonnances, un déni de démocratie

Le président nouveau a en effet prévu de gouverner par Ordonnances, c’est-à-dire de contourner les débats parlementaires pour achever la casse du code du travail que la Loi Travail de son prédécesseur avait largement entamée.

Gouverner par Ordonnances signifie que « Le gouvernement peut, pour l›exécution de son programme, demander au Parlement l›autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi. »

Il faudra cependant, s’agissant d’une réforme du droit du travail, qu’il demande aux organisations syndicales si elles souhaitent préalablement ouvrir une négociation.

En application de la loi « Larcher » sur « la modernisation du dialogue social ».

Mais la loi prévoit très opportunément qu’en « cas d’urgence avérée », le gouvernement peut éviter la concertation avec les partenaires sociaux

Haro sur les retraité-e-s

Le jeune président, élu pourtant avec l’apport très majoritaire des retraités et des personnes âgées, doit considérer qu’il s’agit là de personnes acquises à son programme.

Au point qu’il est bien résolu à leur faire payer le prix des ré- formes qu’il veut engager.

C’est ainsi qu’il envisage dans son programme une augmentation générale de 1,70 point du taux de la CSG.

C’est plus de 20 milliards qui seront ainsi prélevés sur le pouvoir d’achat des retraités et ce à partir de 1200 € de revenus  mensuels, considérés par les économistes du Président comme des retraités suffisamment aisés, alors que leurs pensions sont quasiment gelées depuis 4 ans, leurs retraites complémentaires bloquées et qu’ils ont perdu 20 % de leur pouvoir d’achat en 20 ans.

L’exonération de la taxe d’habitation

Elle serait appliquée à 18 millions de ménages.

Démagogique, cette exonération risque cependant de se retourner contre ses bénéficiaires.

Le manque à gagner pour les communes serait compensé par une augmentation de la dotation de l’État, plus de 10 milliards par an. Et c’est là que l’on peut nourrir quelque inquiétude, car l’Etat pourra prétexter d’une difficulté financière pour réduire cette dotation ou augmenter la fiscalité nationale. Il reprendrait d’une main ce qu’il a cédé de l’autre.

Les pensions dans les fonds de pensions

Ajoutons à cela que le président nouveau veut rediriger les provisions des régimes de retraites à hauteur de 15 à 20 milliards d’euros vers l’investissement en entreprise, via des fonds de pension.

Quand on sait à quel point les fonds de pensions sont peu contrôlés et que l’on connaît leur propension à spéculer de façon hasardeuse, on peut craindre que ces fonds négligent l’investissement et mettent en péril le financement des retraites.

Faire barrage aux plans Macron

Élu sous le vernis de la modernité et de la jeunesse d’idées,

Emmanuel Macron s’apprête à appliquer les vieilles mauvaises recettes de l’austérité, de la précarité et des cadeaux aux actionnaires des grandes sociétés.

Après avoir fait barrage au FN il nous faut maintenant empêcher l’hôte de l’Élysée qui veut gouverner en monarque de mépriser les attentes et les intérêts des salariés et des retraité-e-s.

Nous nous y emploierons et nous vous invitons à vous joindre à nous.

Les retraité-e-s CGT

Communiqué :

Les retraités partent à la conquête de leur droit de vivre dans la dignité

Après les Élections Présidentielles nous avons changé de chef d'orchestre mais un constat s'impose, c'est toujours la même musique...

Le nouveau Président n'entend pas s'encombrer du "dialogue social" pour poursuivre la casse du Code du Travail et de la protection sociale, à coup d’ordonnances sous l'injonction du MEDEF, pendant la période estivale.

Mais c'est oublier un peu vite le mécontentement, la mobilisation des salariés, des précaires, des chômeurs, des retraités, qui sont majoritairement opposés à ces reculs sociaux.

Une exigence s'impose à nous : continuer et amplifier nos campagnes d’information, de mobilisation, d'action.

La CGT demande l’ouverture d'une négociation sociale résolument tournée vers le XXIème siècle, portant notamment sur ta réduction du temps de travail à 32 heures, l'augmentation des salaires et des pensions.

– Le retour à la revalorisation annuelle de toutes les pensions et retraites au 1er Janvier et le rattrapage des 30 mois sans revalorisation, l'indexation sur l’évolution des salaires,

– Minimum retraite équivalent au SMIC pour tout retraité ayant une carrière complète,

– Le rétablissement de la demi-part fiscale supplémentaire pour tous les parents isolés ayant élevé un enfant, le retour à l’exonération fiscale des majorations familiales de pension pour les retraités ayant eu 3 enfants, et une véritable reforme fiscale qui garantisse l’égalité entre les citoyens tout en finançant les services publics,

– Le maintien et l'amélioration des pensions de réversion et la suppression des conditions de ressources,

– La prise en charge de la perte d'autonomie par la Sécurité Sociale et donc la suppression de la CASA.

–  Estimant insuffisante la loi sur l'adaptation de la Société au Vieillissement, une augmentation des moyens permettant l'amélioration de la prise en charge.

L'UD CGT Paris, l'USR CGT Paris s'inscrivent dans la semaine d'action, d’initiatives et de mobilisations du 19 au 25 juin, proposée par la Confédération.

Le processus de mobilisation et d'action des retraités est déjà bien engagé :

1) Le 30 janvier devant la Mairie de Paris,

2) Le 30 mars, journée nationale et unitaire d'action, où les retraités de Paris et la Région Parisienne se sont mobilisés avec succès pour la manifestation (et pour Paris, la réussite du rassemblement devant l'A.P.H.P. pour la défense du droit aux logements).

3) Le 20 avril pour la défense du tarif des transports en Région Parisienne,

4) La participation des retraités à la manifestation du 1er mai, et dans le même temps la campagne de signature du questionnaire unitaire.

Les retraités ont toutes les raisons de s'engager dans cette nouvelle période de mobilisation et d'action, aux cotés des actifs.

À Paris, ça commence, le mardi 6 juin à partir de 12h00 sur le parvis de l'Hôtel de Ville : rassemblement contre le projet de réforme du Code du Travail et pour la défense des services publics.

L'objectif est bien de créer les conditions d'une forte participation à cette journée qui est le prolongement du rassemblement du 30 janvier dernier.

Cette initiative sera suivie par :

Le 8 juin, la FAPT CGT Île de France, appelle à une journée d'action et de grève pour l'emploi, le service public postal, les conditions de travail et pour une véritable valorisation de leurs métiers, journée d'action et de grève dans la Métallurgie.

Le 22 juin, une manifestation des énergéticiens est prévue sur les questions d'emploi, de pouvoir d'achat et de services publics.

Un premier programme qui s'annonce très mobilisateur et qui sans aucun doute, sera suivi d'autres initiatives.

 

 

Mis en ligne le 27 mai 2017  |  Dernière mise a jour 27 mai 2017