Election présidentielle

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Election présidentielle.

Deuxième choix.

Le résultat du premier tour des élections présidentielles ne satisfait aucun de celles et ceux qui espéraient une rupture avec la politique que nous subissons depuis des décennies.

Pourtant le 2e tour va désigner celui ou celle qui va diriger le pays pendant cinq ans.

Onze candidats deux vainqueurs

La CGT a combattu les réformes d’inspiration néo-libérale du premier lorsqu’il était ministre de l’économie de François Hollande.

Elle n’a cessé de combattre l’idéologie fascisante de la seconde qui, tout en produisant un discours social pour séduire un électorat populaire n’a pas hésité à susciter la peur et le rejet de l’étranger, bouc émissaire traditionnel de l’extrême droite.

Alors que faire ?

La CGT s’est refusée à une quelconque recommandation de vote pour le premier tour de ces élections.

C’est désormais une position constante.

Ce n’est pas l’attitude de la CFDT qui s’est immiscée dans la campagne en critiquant ouvertement le candidat de La France insoumise tandis qu’une ancienne secrétaire générale de cette organisation affichait sa préférence pour le candidat d’En marche.

Il y a une certaine cohérence dans ces prises de position d’un syndicat qui a soutenu et accompagné les réformes tant contestées de ce dernier, qu’il s’agisse de la loi dite Macron, ou de celle qu’il a fortement suggérée : la loi dite Travail, alors que 70 % de Français la rejetait.

Aux salariés de juger de la pertinence de cette attitude pour la défense des intérêts du monde du travail.

Faire barrage à l’extrême droite

L’autre position constante de la CGT est de faire barrage à l’extrême droite qui, en tout lieu et en toute circonstance s’avère, au-delà des discours trompeurs, comme un adversaire acharné des revendications d’égalité et de justice sociale.

Partout dans le monde et dans l’histoire l’extrême droite a constitué le dernier recours des puissances capitalistes et financières, en difficulté face à des mouvements qui mettaient en cause leur pouvoir et la répartition à leur profit des richesses produites par le travail.

Oui il faut empêcher le Front National d’accéder aux plus hautes responsabilités dans notre pays, d’autant que la

Constitution de la Ve République lui accorderait des pouvoirs « monarchiques ».

C’est ce que nous avons fait en 2002, quand Jean Marie Le Pen est parvenu au second tour de la présidentielle en battant le candidat de la gauche.

Pourtant 15 ans après, sa fille, candidate à la présidentielle obtient trois millions de voix de plus que le père et parvient elle aussi à se qualifier pour le second tour décisif de l’élection.

Dans les deux cas l’accession au second tour de la présidentielle du FN est réalisée au lendemain d’une présidence et d’un gouvernement se réclamant de la gauche.

La déception semble bien être le ressort principal de ce renforcement de l’influence du FN.

Faire barrage sera-t-il suffisant ?

Combattre l’idéologie et l’influence du FN ne peut se limiter à faire barrage à son accession à « la magistrature suprême » tous les 5 ans, obligeant nombre d’électeurs à voter non pour leurs convictions mais contre la perspective de voir le FN parvenir à ses fins.

Ce qui cependant ne l’a pas empêché de progresser.

Ne rien lâcher de nos attentes, de nos espoirs

Alors évidemment une fois de plus il faut l’en empêcher.

Mais favoriser l’élection de son concurrent, qui se propose de poursuivre à quelques variantes près la politique du gouvernement actuel, nous engage à porter haut, très haut les revendications des salarié-e-s comme des retraité-e-s.

Faire barrage aux politiques de casse des services publics, de privatisation et d’austérité qui s’annoncent s’il est élu, est la manière la plus efficace de combattre et de réduire l’influence du FN dans notre pays.

Et d’empêcher que dans 5 ans, après de nouvelles désillusions elle soit véritablement en mesure de l’emporter.

La CGT, ses militants et ses adhérents s’y emploieront et devront développer l’influence d’un syndicalisme de conquêtes sociales parmi les salarié-e-s et les retraité-e-s, si nous voulons favoriser le moindre mal aujourd’hui et éviter le pire demain.

Prochain rendez-vous : le 1er Mai !

Pascal Santoni

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Mis en ligne le 27 avril 2017  |  Dernière mise a jour 27 avril 2017