9 juin les retraités sont dans la rue

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HE OH ! NOS RETRAITES

Depuis quelques semaines sur toutes les ondes on nous répète :

« La France va mieux, la croissance est de retour ».

Mensonge ou omission, car chacun sait que le faible rebond de la croissance est dû à la baisse du prix du pétrole, or celui-ci-repart à la hausse.

Refusant de tirer les enseignements de l’échec de sa politique, le gouvernement maintient le cap de la purge sociale.

Or, ce sont les politiques d’austérité, de réduction des dépenses publiques et de baisse du «coût du travail» (pression sur les salaires, cotisations patronales) menées partout en Europe qui créent la récession, la destruction de millions d’emplois et la diminution des cotisations sociales.

Malgré nos interpellations, nos actions, le gouvernement comme le Medef sont bien décidés à entériner la baisse du pouvoir d’achat des retraites.

Notre pouvoir d’achat


Cela fait plus de trente mois que nos pensions sont bloquées hormis le 0,1 % « royalement » accordé.

Beaucoup de retraités ont eu le sentiment que l’on se moque d’eux et pour cause !

Le patronat avec  le  soutien  de  certains  syndicats a décidé de bloquer pour trois années les retraites complémentaires.

Beaucoupdesalariésdevront attendre maintenant 67 ans pour obtenirune retraite complète, alors que le chômage des sé- niors atteint dorénavant des sommets.

Nous pouvons être inquiets pour le devenir des pen- sions de réversion qui risquent d’être prochainement remises en cause, selon les indications du ministère du budget lui-même.

Il faut rappeler que ce sont les femmes (89 %), qui perçoivent les plus petites re- traites.

Il faut continuer d’interpeller les parlementaires sur cette question, afin de repousser ce projet néfaste.


Nicolas SARKOZY avait décidé la suppression de la demi-part fiscale aux parents isolés ou aux veufs et veuves ayant eu un enfant, ainsi que l’imposition de la majoration de 10 % pour les retraités ayant élevé 3 enfants.

Beaucoup de retraités ont perdudes exonérations en matière d’impôts locaux ou de cotisations sociales.

Alors que le gouverne- ment annonce de nouvelles baisses d’impôts pour les plus démunis, droit dans ses bottes il refuse le ré- tablissement de la demi-part ! Quelle duperie !

Le candidat Hollande avait promis une grande ré- forme fiscale pour aller vers un impôt plus progressif, avec plus de tranches et surtout réduire le poids de la TVA.

Cet impôt particulièrement injuste : que l’on soit retraité avec 1000 € mensuels ou que l’on aitun revenu mensuel de 20 000 à 50 000 €, la TVA sur la baguette de pain, le KW d’électricité, ou le litre de carburant est identique.

Alors quid de la grande réforme fiscale ?!

Pourtant les recettes fiscales existent :  qui parle des quelque 300 milliards d’exonérations d’aides diverses accordées au plan fiscal et social aux entreprises, principalement les plus grandes, sans qu’aucun emploi supplémentaire ait été créé, ou les 85 milliards liés à la fraude et l’évasion fiscale !?

Aujourd’hui, trop de retraités hésitent à se soigner par manque d’argent, à cause des dépas- sements d’honoraires ou n’ayant pas les moyens de se payer une complémentaire santé.

La loi santé va encore réduire l’offre de soins et les hôpitaux de proximité, alors que les besoins sont gran- dissants et que le vieillissement de la popu- lation suppose d’offrir des lieux d’accueil capables de prendre en charge la population à tous les stades de la vie.

Parallèlement, le patronat travaille à la privatisation de l’assurance-maladie. 70 ans après sa création, la Sécurité sociale est toujours une idée moderne qu’il nous faut préserver dans sa conception et reconquérir dans sa gouvernance.

Retraités nous sommes nombreux à manifester avec les jeunes, les salariés et les privés d’emploi pour re- fuser le projet de loi Travail.

Qui aurait imaginé qu’autant de personnes descendent dans la rue pour refuser ce recul social sans précédent ! 

Beaucoup  de retraités sont mobilisés, inquiets pour leurs enfants, petits-enfants, mais aussi pour défendre le droit à vivre dignement leur retraite.

Ce projet de loi a pour objectif de faire « baisser le coût du travail » pour satisfaire le patronat.

Cela aurait pour conséquence une baisse des cotisations versées aux caisses de retraite, qu’elles soient de base ou complémentaires, seront diminuées.

Il y a donc un grand danger pour nos pensions de retraite, notre Sécurité sociale.

Le gouvernement a dû utiliser le coup de force du 49-3 pour faire adopter une loi rejetée par plus de 70 % de la population et une majorité de députés.

Un déni de démocratie !

Depuis2014, à l’appel des organisations et associations de retraités (CGT, CFE-CGC, CFTC, FGR-RP, FSU, FO, Solidaires, LSR, UNRPA), les retraités se mobilisent nombreux pour le droit de vivre dignement leur retraite.

À l’appel des organisations et associations de retraités

Le 9 juin 2016

Rassemblements, manifestations unitaires dans toute la France

 

Mis en ligne le 21 mai 2016  |  Dernière mise a jour 31 mai 2016