Un premier mai pas comme les autres

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Un 1er mai pas ordinaire

Un premier mai comme nous n’en avions pas vu depuis longtemps. Unitaire, CGT - FO - FSU - Solidaires - UNEF - UNL – FIDL, du monde et de la combativité à revendre.

Des incidents aussi mais qui n’ont pas réussi à gâcher la fête et la promesse de se retrouver mardi 3 mai à l’Assemblée nationale où vont se dérouler les discussions sur le projet de loi dit Travail…

La manifestation à Paris a commencé en fanfare place de la Bastille et s’est dirigé vers la Nation.

Ce fut long car le groupe de provocateurs habituels étaient là, décidés à en découdre avec la police.

Ils s’étaient positionnés en avant de la manif avec l’objectif d’entrainer le gros des manifestants dans un face à face avec les policiers.

Le sang froid des manifestants

La présence de colonnes de policiers le long de la manifestation et non pas dans les rues adjacentes leur a quelque peu facilité la tâche.

La police a isolé le groupe de jeunes en tête de la manifestation des autres manifestants, sans qu'on sache s'il s'agissait de provocateurs ou simplement des étudiants, provoquant des protestations.

Les cortèges ont pu rejoindre, après de multiples arrêts, la place de la Nation et se disperser dans le calme.

Dans tous les départements ont eu lieu des manifestations qui, à quelques exceptions près, se sont déroulées sans incident.

© Allaoua Sayad

 

Rendez-vous le 3 mai

Mais les incidents parisiens ont quand même permis à la presse bien-pensante, Le Monde, le Figaro, le Parisien, de titrer sur leur site « incidents », « affrontements » et…. « faible participation ».

Du copier-coller des précédentes manifestations.

L’imagination n’est pas au pouvoir dans ces rédactions et la manipulation a de beaux jours devant elle.

Il faut accorder une prime de malveillance à France Inter qui a invité ce lundi, lendemain du 1er mai...Florian Philippot, dirigeant du FN pendant une demi-heure, se présentant comme le  défenseur des salariés, des retraités, de la veuve et de l'orphelin.

Ou comment détourner le mécontentement vers le pire des adversaires du mouvement social.

Mais cela n’a plus guère d’importance, celles et ceux qui ont participé aux manifestations ou qui ont pu y assister ont corrigé d’eux-mêmes les informations.

Et ce n’est pas fini, rendez-vous est pris le 3 mai, premier jour de discussions du projet de loi Travail à l’Assemblée Nationale.

L’occasion de voir si les élus de la Nation sont capables d’entendre ce que dit, ce que crie le pays, plus de 70 % de l’opinion est opposée au projet, et de décider en conséquence le retrait du projet de loi Travail, qui porte si mal son nom. A suivre !

Pascal Santoni

 

 

Mis en ligne le 2 mai 2016  |  Dernière mise a jour 2 mai 2016