Festival pour une affiche

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1968 et 2016


Laquelle préférez-vous ?


Esthétiquement, bien sûr...

Festival pour une affiche

Je biche, j’exulte, je jubile.

C’est le grand retour de la lutte des classes, celle bien hard, dégoulinante de haine, de bave, de sang où le syndicalisme qui lutte des classes comme dit le flyer du collectif Ne pas plier, est traîné dans la boue, où l’on parle de la CGT avec les mots de Pétain et ceux de Jules Moch(e) ou Guy Mollet, mentors de Valls et Hollande.

C’était prévu, après la provoc Finkielkraut j'écris couché contre les Nuits debout ou la résurgence de l’affaire Lepaon qui est, on le devine, plus grave pour la CGT que les Panama papers ne le sont pour le PS, les Ripoublicains et le FN, mouillés jusqu'au cou dans cette affaire et qui, précisément, tirent à boulets rouges contre quoi au fait ?

Une affiche...

Une affiche CGT !

Voilà qui devrait intéresser Chaumont, la ville de l’affiche et du graphisme réunis, même si pour cette année, le festival, c’est walou, pas de roubles (et pas d’audace ?).

On pourrait peut-être rattraper le coup en se faisant une p'tite expo sur le thème violence policière et affiche...

Je ne veux pas finasser et donner l’impression d’une solidarité au compte-gouttes mais cette affiche CGT, je ne la trouve pas top.

Je suis plutôt vieux jeu, tendance soixante-huit-hard avant le photo-shopping.

Plutôt trait, dessin et graphe que photo, clic, clac, bien que je ne déteste pas la police (d’écriture, bande de rigolos, celle que l'on dit de caractère).

Le mieux est de vous résumer ça en deux fac-similés (voir ci-dessus). J’espère ne pas avoir d’ennui avec les ayants droit.

En 68, on était du même côté de la même barricade à trier les mêmes pavés, on avait les mêmes rêves, mais certains trouvaient que les miens tiraient trop à l’est...

Je dédie cette rubrique aux 13000 juifs dont un tiers d’enfants arrêtés par la police française lors de la rafle du Vel’ d’Hiv’.

Aux gueules noires, héros de la Résistance qui furent assassinés en 1948, aux Algériens tués et jetés en Seine en 1961, aux 9 adhérents CGT massacrés au métro Charonne, aux zadistes de Notre Dame des Landes et de Sivens, à Rémi Fraisse, mon jeune camarade comme à Malik Oussékine, mon frère de rêve matraqué à mort par les voltigeurs de Charles Pasqua.

Rachid R.
Enragé adepte du pétard bison dans la cour de la préfecture.
Rachid R. le 20 avril 2016

 

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Mis en ligne le 25 avril 2016  |  Dernière mise a jour 25 avril 2016