51éme congrès témoignage

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51e congrès de la CGT |

Témoignage d’Amandine, éducatrice spécialisée

Amandine, syndicat des personnels actifs et retraités du département du Vaucluse, éducatrice spécialisée.

« Je me suis syndiquée en 2006, avant même ma titularisation, par conviction.

Pour moi, tout travailleur doit avoir accès à l’outil syndical pour défendre ses intérêts et ceux du collectif.

Pour ne pas se laisser broyer par les directives patronales.

C’est un acte de militantisme citoyen et une source d’épanouissement.

 Et c’est aussi pour cela que je suis devenue déléguée. Auparavant, je suis passée par le syndicalisme lycéen et étudiant.

Mon beau-père est un cégétiste très militant, ça a conforté mon choix pour la CGT et ses valeurs humaines et révolutionnaires.

 J’accroche à l’idée d’un syndicat de classe et de masse. Il n’y a que par le collectif que l’on peut faire avancer les choses.

J’attends d’ailleurs de ce congrès un appel massif à la grève reconductible contre la loi d’El Khomri car, si le message est porté par la confédération, il sera plus visible.

« Mais il ne faut pas se contenter des défilés, il y a aussi des actions concrètes à mener en partant de la base.

La CGT doit être tournée vers les syndiqués et les travailleurs.

Elle ne doit ni oublier qu’elle défend les prolétaires ni tomber dans la bureaucratie.

Le risque c’est qu’entre les commissions, les instances, les réunions, on finisse par passer notre temps à ça…

Sur le front des idées, je trouve la CGT très moderne.

Elle prend en compte le contexte actuel.

Regardez nos propositions sur le nouveau statut du travail salarié [qui attache des droits à la personne et les rend transférables d’une entreprise à l’autre, ndlr] ou sur la diminution du temps de travail.

Ce n’est pas utopiste !

A force de se faire accuser d’être vieillot, on s’est un peu fourvoyé dans la communication pour changer notre image et cela nous a fait perdre en force.

Or, je crois que les gens aujourd’hui attendent au contraire qu’on revienne à nos valeurs, pour être un contre-pouvoir. »

Source : Libération

 

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Mis en ligne le 25 avril 2016  |  Dernière mise a jour 25 avril 2016