51ème congrès

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 51ème congrès de la CGT

Attentes et questions

Chaque congrès de la Cgt est un événement.

Bien sûr, il vaut mieux le suivre (site www.cgt.fr) en version originale qu’en post synchro avec propos nauséeux, dialogues écrits de la main (invisible) du maître, celle des milliardaires, propriétaires de ce qu’on nomme improprement la grande presse.

Par ces temps de luttes de classe ceux-là feront tout pour que le syndicalisme ne crève pas trop l’écran ou mieux encore, déverser des monceaux de sottises à son endroit.

Michel Field, ancien enragé post-soixante-huitard a ainsi cédé aux pressions amicales de François Hollande.

Exit la militante de FO qui venait dire à "moi Président de la République" ce qu’elle avait sur le cœur.

Quant à la CGT, la voilà à nouveau visée avec les répliques de l’affaire Lepaon.

Ce qui compte ici pour le gouvernement et Gattaz, bien en peine avec la Loi Travail, c’est de ternir l’image du premier syndicat français.

Ecoutons plutôt ce que la CGT a à nous dire.

Dans le texte.

Car n’en doutez pas la CGT a des propositions “fortes et innovantes pour l’industrie, son maintien, sa modernisation”.

Elle a également des propositions sur le plan social.

Ainsi, ne vient-elle pas de mettre en débat ses propres propositions pour un code du travail du XXIe siècle alors que celui que l’on veut nous imposer nous ferait retourner non pas au siècle dernier, mais au dix-neuvième !

Cela pose une série de questions à la CGT. Comment rendre crédibles ses revendications.

N’a-t-on pas quelquefois l’impression de n’être écouté que d’une oreille par les salariés et les retraités ?

Les Panama papers viennent de montrer à toutes et à tous que l'argent débordait des coffres-forts des grandes sociétés (sans compter les petits placements en Suisse !).

Pourtant, quelles difficultés avons-nous encore pour convaincre que l'on peut augmenter les salaires et les pensions, développer les services publics, avoir une politique sociale et de santé audacieuse.

Que tout cela au fond est une question de choix politiques ? Mais va-t-on vraiment à la rencontre des gens pour leur expliquer.

Et en est-on convaincu soi-même ?

Mener en grand la bataille d’idées, sans concession aucune, est indispensable et, pour ne pas de prêcher dans le désert, il faut que chaque syndicat soit un vecteur de cette bataille phénoménale.

Comme le rappelle le document d'orientation du 51e congrès, "la CGT ne doit pas se laisser dominer par son environnement.

Elle doit donc s’efforcer de garder prise sur lui et de le maîtriser".

Et nous n’y arriverons qu’avec la force que représente chaque syndicat, chaque syndiqué.

Soyons clairs, il faut associer les syndiqués et les salariés à toutes les décisions, mener en grand le débat avec eux.

Ceux qui, parmi les dirigeants, pensent pouvoir faire l’économie d’une telle démarche, ceux-là n'auront d'autres choix que ceux du renoncement et de l'accompagnement.

Cela ne nous éloigne pas trop des problèmes que nous rencontrons ici, en Haute-Marne.

L’avenir du syndicalisme CGT ne peut pas être dans la suppression de structures de proximité, dans un comportement autoritaire vis-à-vis des syndicats ou dans des débats qui, comme au prochain comité général, sont à mille lieux des préoccupations des salariés.

Le respect d’autrui, quel que soit son statut social, professionnel, sa nationalité, ses opinions politiques, philosophiques et religieuses est l’un des fondamentaux de la CGT.

Il faut le rappeler alors que s’ouvre notre 51e Congrès à Marseille.

Richard Vaillant
Secrétaire du syndicat CGT des retraités de Chaumont

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Mis en ligne le 18 avril 2016  |  Dernière mise a jour 18 avril 2016