Les créateurs de richesses manifestent le 9 avril à République

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Les créateurs de richesses manifestent samedi 9 avril à 14 heures à République


Après le 31 mars, "Nuit debout" et la journée du mardi 5 avril ont rassemblé des milliers de jeunes et des moins jeunes pour le retrait de la loi Travail et inventer d'autres perspectives.

Panama Papers confirme le détournement des richesses volées aux salariés, aux retraités, aux jeunes, aux services publics.

Les intermittents mobilisés. Samedi 9 on manifeste, tous ensemble !

Depuis le 31 mars des milliers de jeunes et moins jeunes aussi se retrouvent chaque soir Place de la République à Paris, à Rennes, à Nantes et de ville en ville dans un mouvement grandissant, pour imaginer un autre avenir que celui que leur réservent la loi Travail, l'état d'urgence permanent, le chômage, la précarité.

L'imagination est dans la rue, sur les places où s'organisent des discussions entre lycéens, étudiants, salariés, retraités.

On y fait le constat amer des conséquences délétères pour les uns, les unes et les autres des réformes et mesures gouvernementales.

Mais aussi on y débat des solutions à envisager et des propositions à formuler, dans de nouvelles formes de dialogue, véritables creusets démocratiques de participation citoyenne à la politique du pays.

Déminer la colère des jeunes, pas facile...

Le Président de la République a dépêché mercredi pas moins de trois ministres pour tenter de dissuader le président de l'UNEF, William Martinet, de poursuivre leur mouvement de refus du projet de loi Travail, moyennant quelques concessions.

Le Président de l'UNEF a considéré que la rencontre a été utile, ses propositions "écoutées", mais, ajoute-t-il, «Il y a des désaccords qui persistent sur le projet de loi travail, qui va précariser les salariés et les jeunes, et le gouvernement refuse de faire marche arrière».

Il s’est ensuite adressé aux jeunes, en insistant sur l’importance de la manifestation «déterminante» de ce samedi 9 avril pour continuer à exiger le retrait du projet de loi travail.

Salle comble à l'assemblée générale des intermittents au théâtre de la Colline le 4 avril

Les paradis fiscaux débordent...214 000 sociétés off shore !

Des sociétés exemptes d'impôts qui sont autorisées à faire des affaires partout en dehors du pays d'accueil.

Le scandale révélé par la divulgation partielle de correspondances des sociétés off shore basées à Panama, donne une idée de l'énorme prédation opérée par les marchés financiers sur les richesses nationales.

Quand on songe qu'il s'agit d'un paradis fiscal sur des dizaines d'autres, qui pratiquent à grande échelle l'évasion fiscale, la corruption et le blanchiment de l'argent sale, on imagine l'ampleur du pillage des ressources de la planète au profit d'une poignée de multinationales et d'individus.

Les caisses des Etats sont vides

Ce scandale survient au moment où tous les gouvernements acquis au libéralisme, dont le nôtre, invoquent l'impuissance financière des Etats pour justifier les politiques d'austérité.

Les pensions de retraités sont bloquées, les salaires stagnent et mis à l'index pour cause de compétitivité, les services publics à la diète, alors que près de 600 000 milliards, selon les dernières estimations, se livrent à la spéculation et au trafic boursier dans le monde.

Le problème est que si le scandale des paradis fiscaux est régulièrement évoqué, des mesures  théoriquement prises, rien ne change réellement.

Et on comprend mal que le gouvernement Français se soit opposé à un outil anti-paradis fiscaux en décembre 2015 à l'Assemblée nationale.

Démonstration est cependant faite que les ressources existent pour faire autre chose que des politiques d'austérité coûteuses humainement et inefficaces économiquement.

A condition de s'attaquer réellement à la finance internationale, de stopper l'évasion fiscale, d'enrayer la spéculation et de réinjecter dans l'économie réelle le produit des richesses créées par le travail.

La solution c'est nous

Pour y parvenir la solution est très exactement le contraire du projet de loi El Khomri : renforcer les droits des salariés afin qu'ils puissent intervenir sur les finalités et les stratégies des entreprises.

Samedi 9 avril sera une étape importante sur le chemin de la conquête de ces nouveaux droits, chacune, chacun de nous peut y contribuer.

C'est le jour où il faut en être.
Pascal Santoni

 

Mis en ligne le 7 avril 2016  |  Dernière mise a jour 7 avril 2016