Loi travail on se met sur son 31

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Loi travail


#OnSeMetSurSon31


Suite à la mobilisation citoyenne  et syndicale, le gouvernement a annoncé des changements dans le projet de loi Travail.

Après plusieurs semaines de déni et de tentatives de«pédagogie», il a été forcé de reconnaitre que ce projet de loi ne passe pas.

Ce premier rétropédalage a été obtenu grâce à la mobilisation des salariés, des jeunes et des citoyens.

Ceci démontre qu’il faut amplifier la mobilisation pour obtenir le retrait complet du projet de loi et mettre des perspectives de progrès à l’ordre du jour.

Jeudi 31 mars journée de grève et de manifestations

La force de la pétition en ligne contre le projet de loi montre que les possibilités de mobilisation sont
réelles.

Le gouvernement a été contraint à un premier recul.

L’Ugict-CGT met à diposition le site http://t3r1.fr/loitravail/ pour le partage et la mutualisation des
actions et du matériel et appelle à signer la pétition et relayer les initiatives sur http://loitravail.lol/
5 raisons de demander le retrait du projet

L’inversion de la hiérarchie des normes, qui permet que l’accord d’entreprise remplace la loi ou la convention collective et généralise les logiques de dumping social.

Ce projet de loi n’est d’ailleurs que la première étape de la réécriture du code du travail. Ainsi par exemple les jours de congés pour événement de famille ne seront plus garantis par la loi mais définis par accord d’entreprise.

Le travailler plus pour gagner moins :

>> L’incitation à étendre les forfaits jours avec des modalités de négociation dérogatoires (salarié
mandaté) et la sécurisation des employeurs.

C’est au contraire une réglementation stricte qui est nécessaire pour que la France respecte enfin le droit européen.

C’est le sens des propositions transmises en novembre (sans réponse) par l’UGICT-CGT au gouvernement.
>>

La possibilité de fractionner les 11 heures consécutives de repos, pour les salariés en forfaits jours
ou en astreintes
>>

Un droit à la déconnexion en trompe l’oeil (application au 1er janvier 2018 sans aucune valeur
contraignante)
>> La possibilité de majorer 5 fois moins les heures supplémentaires par simple accord d’entreprise
>> La possibilité de moduler le temps de travail sur 3 ans et de reculer d’autant le déclenchement
d’heures supplémentaires
La facilitation des licenciements
>> Les critères des licenciements économiques restent identiques à ceux de l’avant-projet de loi et
permettent à un groupe prospère de se débarrasser impunément d’une filiale française
>> Le plafonnement des indemnités prudhommes en cas de licenciement abusif devient un barème
indicatif. Cependant ce barème ne sera plus établi en nombre de mois de salaire mais avec des
montants forfaitaires, ce qui pénalisera directement les salariés les plus qualifiés.
>> Les accords de compétitivité sont étendus aux cas de « développement » de l’emploi, et
permettent d’imposer baisse de salaire horaire, flexibilité et mobilité, sous peine de licenciement pour
motif personnel
>> En cas de transfert ou cession d’entreprise « nécessaire à la sauvegarde d’une partie des emplois »,
l’obligation de maintenir les contrats de travail est supprimée
La casse de la démocratie sociale dans l’entreprise
>> La possibilité de faire passer des accords d’entreprise contre l’avis des syndicats représentant 70%
des personnels
>> La possibilité, par accord de branche, de transformer les Négociations Annuelles Obligatoires
(salaires…) en négociations triennales
>> La mise en place d’une durée de vie de 5 ans pour les accords d’entreprise
La remise en cause de la médecine du travail
>> La suppression de la visite médicale obligatoire d’embauche
>> Le changement de mission des médecins du travail qui passent d’une logique de prévention à une
mission de contrôle des salariés
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Mis en ligne le 30 mars 2016  |  Dernière mise a jour 30 mars 2016