Le 31 mars toutes et tous en grève

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Le 31 mars toutes et tous en grève et en manifestations pour le retrait du projet de loi travail

samedi 26 mars 2016

Qui peut croire qu’en facilitant les licenciements, on va créer des emplois ?

Qui peut croire qu’en faisant travailler plus longtemps ceux qui travaillent déjà on va réduire le chômage ?

Qui peut croire qu’en donnant une durée de vie limitée à 5 ans aux accords d’entreprise, on va protéger les salariés ?

Le Premier Ministre a annoncé qu’il « avait entendu les critiques ».

Pourtant, le projet El Khomri continue de prévoir, par exemple :

Des accords d’entreprise qui pourront prévoir des droits inférieurs à la loi ou aux conventions collectives de branche

•1 La possibilité de procéder à des licenciements économiques même quand l’entreprise  se porte bien.

•Un temps de travail quotidien maximal porté de 10 à 12 h par accord d’entreprise

•La baisse de la majoration des heures complémentaires (de 25 à 10%) pour les temps partiels

Mais alors, si ce n’est pas dans l’intérêt des salariés et des chômeurs, c’est dans l’intérêt de qui ?

Ce n’est pas un hasard si cette loi reprend les revendications du Medef.

Lorsqu’en France, on nous ressasse tous les jours, sous toutes les formes, que le coût du travail est « trop élevé »,

Quels sont ceux qui rappellent que Bernard Arnault, patron du groupe LVMH, a gagné 10 000 € par minute en 2015?

Qui pointe du doigt le coût exorbitant du capital ?

Des milliards d’euros de dividendes ont été versés à des actionnaires qui en demandent toujours plus et que le Gouvernement a décidé de servir.

Les bénéfices énormes du CAC 40 nous sont présentés comme un bien pour la société.

Pourtant, ces bénéfices augmentent quand les entreprises licencient, quand nos salaires sont bloqués, quand nos cadences de travail augmentent…

Aujourd’hui, ce dont nous avons besoin, c’est d’un code du travail plus protecteur, allégé des nombreuses exceptions à la règle qui l’affaiblissent et l’alourdissent.

La contestation du projet de loi El Khomri a pris très vite une ampleur inédite.

Des centaines de milliers de personnes ont déjà signé une pétition, ont fait grève et ont manifesté pour son retrait.

Déjà, sous la pression, le Gouvernement a commencé à reculer. Ensemble, mobilisons-nous encore plus pour que disparaisse cette loi qui détruit nos droits.

Ensemble, battons-nous pour renforcer le Code du travail.

Ne laissons pas le Medef dicter les lois de la République !

Manifestation unitaire

A l’appel des organisations franciliennes CGT - FO - FSU - Solidaires - UNEF - UNL - FIDL 13h30 : Place d’Italie

Le 31 mars toutes et tous en grève et en manifestations pour le retrait du projet de loi travail

Loi travail, ce qui reste, ce qui change et pourquoi il faut amplifier la mobilisation


Le succès des mobilisations du 9 mars à l’appel des organisations de jeunesse, la CGT, FO,la FSU, et solidaires a contraint le gouvernement à revoir sa copie sur la loi du travail.

Mais si les mesures annoncées par Manuel Valls sur le temps de travail des apprentis, le forfait jour dans les PME ou les indemnités prud’homales sont en recul sur le texte de loi initial, elles restent à la marge.

La philosophie de cette loi est maintenue à savoir le principe de l’inversion de la hiérarchie des normes et d’une loi non protectrice car la négociation. on d’entreprise deviendrait prioritaire sur la loi et la convention collective. Le contrat de travail ne serait plus opposable par le salarié si un accord d’entreprise était signé.

Le principe d’égalité serait remis en cause.

La loi « El Khomri », à la satisfaction du MEDEF, répond à son exigence de baisse du coût du travail.

Les critères du licenciement économique seraient bien assouplis, « les accords pour travailler plus et gagner moins » étendus au prétexte de préserver l’emploi et la compétitivité avec une hausse du temps de travail et baisse de la rémunération.

La majoration des heures supplémentaires serait défi nie à l’entreprise (avec un plancher de majoration à 10 %), la modulation du temps de travail pourrait être étendue à 4 mois.

Les 35 heures légales deviendraient obsolètes. [.....]

Projet de Loi « Travail Continuons la mobilisation exiger son retrait !

Loi travail, ce qui reste, ce qui change et pourquoi il faut amplifier la mobilisation

Les Unions régionales Ile-de-France de la CGT, de la CGT-FO de la FSU, de SOLIDAIRES et les organisations régionales étudiantes et lycéennes de l’UNEF, de l’UNL et de la FIDL se sont rencontrées le 11 mars 2016.

Elles ont pu se féliciter de l’ampleur des mobilisations qu’ont pu prendre les manifestations du 9 mars précédent.

Qu’il s’agisse des 20 000 manifestants de 12h30 allant du MEDEF au ministère du travail, ainsi que des 100 000 manifestants partant de la place de la République, il est incontestable que les travailleurs du public et du privé, les étudiants et les lycéens, ainsi que toutes les personnes mobilisées, se prononcent contre ce projet de loi et en exigent le retrait.

Alors même que le gouvernement semblait déterminer à faire passer de force sa loi, il semblerait qu’il soit amené à faire bouger sa ligne, face la réussite du mouvement social dans ses objectifs de mobilisation générale.

En effet, en plus de reculer la date de présentation du projet de loi en conseil des ministres, Matignon accepte de recevoir les centrales syndicales pour entamer une concertation avec ces dernières, même avec l’UNEF et les syndicats lycéens, quand quelques jours auparavant il méprisait la « crainte » et la mobilisation des jeunes.

Forts de cette mobilisation qui n’aspire qu’à s’étendre et se massifier, l’intersyndicale régionale d’Ile de France maintient son mot d’ordre : le retrait du projet de loi.

Aucune négociation ne saurait se faire sur la base d’un projet qui ne vise qu’à précariser davantage les travailleuses et travailleurs.

Pour ce faire, l’intersyndicale appelle à renforcer la mobilisation et à multiplier les actions.

Dès lors nous appelons à une manifestation le jeudi 17 mars, au départ de République 13h30 jusqu’à Bercy, afin n de démontrer la ténacité des revendications communes portées par les organisations régionales CGT- FO- FSU – SOLIDAIRES- UNEF – UNL – FIDL.

Ces actions doivent préparer au mieux le 31 mars qui doit être une grande journée de grèves et de manifestations, point fort de ce mouvement pour obtenir le retrait de cette loi antisociale.
Paris, le 14 mars 2016

 

Retrait du projet de loi El Khomri Le combat continue !

 

Qui peut croire qu’en facilitant les licenciements, on va créer des emplois ?

Qui peut croire qu’en faisant travailler plus longtemps ceux qui travaillent déjà, on va réduire le chômage ?

Qui peut croire qu’en donnant une durée de vie limitée à 5 ans aux accords d’entreprise, on va protéger les salariés ?

C’est pourtant, entre autres, ce que prévoit le projet de loi El Khomri :la durée maximale hebdomadaire du travail sera repoussée à 60 h, au gré de l’employeur ;

• le repos quotidien de 11 h des cadres pourra être fractionné ;

•les congés payés ne seront plus obligatoires ; les patrons pourront licencier lorsqu’ils le jugeront nécessaire ;

• les indemnités de licenciement seront plafonnées…

Mais alors, si ce n’est pas dans l’intérêt des salariés et des chômeurs, c’est dans l’intérêt de qui ?

Ce n’est pas un hasard si cette loi reprend les revendications du Medef.

Lorsqu’en France, on nous ressasse tous les jours, sous toutes les formes, que le coût du travail est « trop élevé », quels sont ceux qui rappellent que Bernard Arnault, patron du groupe LVMH, a gagné 10 000 € par minute en 2015 ?

Qui pointe du doigt le coût exorbitant du capital ? Des milliards d’euros de dividendes ont été versés à des actionnaires qui en demandent toujours plus et que le Gouvernement a décidé de servir. Les bénéfices énormes du CAC 40 nous sont présentés comme un bien pour la société.

Pourtant, ces bénéfices augmentent quand les entreprises licencient, quand nos salaires sont bloqués, quand nos cadences de travail augmentent…

Aujourd’hui, ce dont nous avons besoin, c’est d’un code du travail plus protecteur, allégé des nombreuses exceptions à la règle qui l’affaiblissent et l’alourdissent.

La contestation du projet de loi El Khomri a pris très vite une ampleur inédite.

Des centaines de milliers de personnes ont déjà signé une pétition, ont fait grève et ont manifesté pour son retrait.

Ensemble, mobilisons-nous encore plus, pour que disparaisse cette loi qui détruit nos droits.

Ensemble, battons-nous pour renforcer le Code du travail.

Pour cela, la CGT appelle à participer à toutes les mobilisations sous toutes les formes, y compris par des arrêts de travail, visant au retrait du projet de loi El Khomri et au renforcement de nos droits.
 

Mobilisations le 31 mars à Paris de place d’Italie à Nation
 

Protégeons et renforçons ce code du travail qui nous protège !

L’annonce par Manuel Valls du report de la présentation du projet de loi « El Khomri » en conseil des ministres, est un 1er recul à mettre à l’actif de la mobilisation montante.

Maintenant, le gouvernement doit prendre en considération les revendications qui s’expriment dans les entreprises, les services sur les questions de salaires, d’emploi, de conditions de travail ainsi que le rejet massif du projet de loi code du travail.

Le gouvernement doit annoncer le retrait du projet de loi et ouvrir une phase de négociations réelles avec les représentants syndicaux et les organisations de jeunesse pour élaborer un code du travail protecteur.

Ce projet est inacceptable et marquerait, s’il est appliqué, un recul de société sans précédent !

La protection des salariés se transformerait en prise en compte des intérêts financiers du patronat et des actionnaires.

En 53 articles, tout y passe, tout est cassé.

Les 35 heures deviendraient obsolètes : non seulement les heures supplémentaires ne seraient pratiquement plus payées, mais le temps de travail pourrait être modulé sans aucune contrepartie salariale.

La primauté serait donnée à l’accord d’entreprise permettant la remise en cause des garanties fixées par la loi et les conventions collectives de branche, remettant en cause la hiérarchie des normes.

La mise en œuvre du « référendum – chantage » d’entreprise pour faire accepter des accords minoritaires régressifs, en lieu et place de la consultation des salariés à partir de leurs revendications et de leurs exigences.

Le plafonnement des indemnités prud’homales à des niveaux particulièrement bas, au détriment du principe de la réparation intégrale du préjudice instaurerait une « autorisation de licencier sans motif ».

L’élargissement de la définition du licenciement économique faciliterait la rupture du contrat, même si l’entreprise ou le groupe ne connaît pas de difficultés économiques sérieuses.

L’élargissement des forfaits jours serait décidé unilatéralement par l’employeur.
La modification forcée du contrat de travail s’appliquerait en cas d’accord d’entreprise portant sur l’emploi.

Pas étonnant que le Medef applaudisse des deux mains.

Pour la CGT, tout au contraire, il est nécessaire d’améliorer le Code du travail pour lutter contre l’explosion de la précarité et la dégradation de la vie au travail.

Pour cela, nous proposons la prise en compte de droits nouveaux pour répondre aux défi s du XXIème siècle et non le retour dans le passé.

Les dizaines de milliards de cadeaux fiscaux et d’exonération donnés au patronat depuis des années n’ont créé aucun emploi.

Nous réaffirmons avec force que l’augmentation des salaires et la RTT à 32 heures sont des solutions pour retrouver la croissance.

Il y a besoin d’une réaction forte, unitaire et déterminée du monde du travail, salariés, précaires, privés d’emplois.

La CGT s’engage à travailler à cela de manière urgente !

En Île-de-France, les Unions régionales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES, les organisations syndicales étudiantes et lycéennes UNEF, UNL et FIDL décident de s’opposer ensemble à la destruction du code du travail et appellent les salariés, les étudiants, les lycéens à préparer la journée d’action et de grève interprofessionnelle du jeudi 31mars 2016.

Et parce que nous refusons que le Medef dicte les lois de la République, nous appelons d’ores et déjà à une manifestation régionale unitaire :


Support argumentaire contre le projet de loi El Khomri et propositions de la CGT

Décryptage du projet de loi

Le conseil des ministres du 9 mars examinera le projet de loi travail de la ministre El Khomri. Après la loi dite de sécurisation de l’emploi, la loi Macron, la loi Rebsamen, la loi NOTRE, ce dernier texte « social » du quinquennat a pour ambition de supprimer le code du travail. Le projet de loi « Travail », rassemble les éléments accumulés depuis des mois dans les différents rapports : Combrexelle, Mettling Badinter.

Il valide l’inversion de la hiérarchie des normes engagée par les lois précédentes, en généralisant l’accord d’entreprise comme règle au dessus de la loi et des conventions collectives.

En clair : le Code du Travail est condamné à mort !

Ce projet c’est :La possibilité d’organiser un référendum "contraignant" des salariés pour faire valider des accords d’entreprise signés par des organisations syndicales recueillant au moins 30% des voix aux élections professionnelles, même si les syndicats majoritaires y sont opposés.

C’est le même état d’esprit qui a conduit Valls à appliquer l’accord minoritaire PPCR dans la fonction publique, une volonté anti-démocratique généralisée à l’ensemble du monde du travail ! la mort de la durée légale du temps de travail avec une durée hebdomadaire pouvant aller jusqu’à 60 heures et la remise en cause des 11h de repos consécutives pour les cadres au forfait, l’astreinte qui devient du temps de repos si le salarié n’a pas été sollicité ! des accords dits « de maintien dans l’emploi » (en réalité « de chantage à l’emploi ») même en cas de bonne santé de l’entreprise avec, à la clé, un licenciement pour cause réelle et sérieuse en cas de refus du salarié, le plafonnement (revu à la baisse) des indemnités prudhommales, la dérèglementation des conditions d’apprentissage :toujours plus jeunes, toujours plus fragilisés, toujours plus exploités !

Accompagnant cette remise en cause du caractère national, obligatoire et protecteur du Code du Travail, le gouvernement avait prévu dans la loi Rebsamen la création du CPA, le compte personnel d’activité.

Le CPA, c’est un compte attaché à la personne, c’est l’individualisation des droits collectifs et donc la remise en cause de chacun de ces droits !

C’est l’instrument de destruction de tous les droits par l’individualisation totale des relations sociales.

Un salarié ne pourra plus exiger de bénéficier des droits collectifs de la convention collective de l’entreprise. Il devra se « vendre », à charge pour lui d’entretenir son employabilité!

Un amendement gouvernemental au projet de loi Travail prévoit un article qui permettra au gouvernement de mettre en oeuvre le compte personnel d’activité par ordonnance.

A la suite du dossier PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations), c’est un nouveau coup de force contre les fonctionnaires.

Dans la Fonction publique, les dispositions statutaires garantissent aux agents leurs droits et non un compte personnel !

Le gouvernement et le patronat déclarent la guerre aux fonctionnaires et aux salariés, dans un contexte d’état d’urgence qui n’a pour seul objectif de brider la contestation de leurs politiques antisociales !

Ils vont jusqu’à mettre en prison les syndicalistes!

La CGT est, aujourd’hui, l’organisation qui peut le mieux rassembler les salariés, les fonctionnaires, les privés d’emplois, les retraités, les jeunes pour se battre face aux attaques patronales et gouvernementales.

Comme pour la conférence sociale du 19 octobre, la CGT n’a rien à gagner dans les « groupes de travail » mis en place par le gouvernement pour réaliser ses projets.

La CGT doit être plus forte, plus visible, dans les luttes pour défendre les acquis des fonctionnaires et salariés et ouvrir l’horizon d’en gagner de nouveaux !

La commission exécutive de l’UD de Paris a décidé de faire de la défense du code du travail sa priorité !

Augmentation des salaires, dégel du point d’indice, rattrapage des pertes cumulées de pouvoir d’achat, réduction du temps de travail à 32 h, droit à la santé et à la protection sociale, garantie des libertés publiques, voilà l’alternative !

L’heure est à la confrontation sociale!

Le comité général appelle l’ensemble des syndicats parisiens à se mobiliser pour mettre un coup d’arrêt aux politiques gouvernementales et imposer immédiatement :

LA LEVEE DE L’ETAT D’URGENCE !

L’ABANDON DES PROJETS DE LOIS LIBERTICIDES !

L’ABANDON DES POURSUITES CONTRE LES GOODYEAR ET TOUS LES MILITANTS SYNDICAUX ! 

L’AUGMENTATION GENERALE DES SALAIRES, DES RETRAITES, DES PENSIONS, LEUR INDEXATION SUR

LE COUT DE LA VIE, L’EGALITE FEMMES-HOMMES, LE RATTRAPAGE DES PERTES CUMULEES, ET LA FIN DU GEL DU POINT D’INDICE ! 

LE RETRAIT DU PROJET DE LOI TRAVAIL EL KHOMRI ! NE TOUCHEZ PAS AU CODE DU TRAVAIL !

La journée du 26 janvier dans la fonction publique constitue un élément de confiance important comme les journées des 30 janvier (contre l’état d’urgence) et du 4 février (contre la répression syndicale).

Autant de points d’appui et de confiance pour engager une campagne en direction des salariés des très petites entreprises (TPE).

La consultation nationale des salariés, décidée par le CCN, est un outil très utile pour aller au contact des salariés, mieux connaître leur état d’esprit quant aux revendications et aux modes d’actions.

Le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et à la veille de la présentation du projet de loi Travail, sera une étape décisive pour préparer une mobilisation interprofessionnelle unitaire en mars.

En ce sens, nous faisons notre le communiqué régional interprofessionnel unitaire CGT- FO- FSU Solidaires du 16 février, appelant à agir par des grèves et des manifestations en mars, sur un large contenu revendicatif : salaires, retraites, pensions, minimas sociaux, emploi, code du travail, égalité, conditions de travail, RTT, libertés civiques et syndicales.

Pour l’UD CGT de Paris, il y a urgence à construire  une grève interprofessionnelle reconductible pour faire reculer ce gouvernement.

Paris, le 18 février 2016

Pour décrypter ce projet de loi qui veut nous ramener au 19ème siècle , lire :
L’analyse détaillée CGT du projet de loi El Khomri :
Décryptage du projet de loi
Tract de l’ UGICT
Texte régional unitaire : casse du code du travail ne laissons pas faireAppel au rassemblement le 8 mars de l’US CGT Commerce et services de Paris
Pour signer la pétition "loi travail non merci !" :
https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci?recruiter=83110802&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive


 

 

Mis en ligne le 28 mars 2016  |  Dernière mise a jour 28 mars 2016