Le 17 mars le bilan

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Le 17 mars :


Le Bilan
 

Indéniablement, et les experts-comptables en manifestants du ministère de l'Intérieur comme les médias complaisants n'y changeront rien, la mobilisation contre la loi Travail s'intensifie.

Beaucoup de jeunes, des moins jeunes et des anciens ont crié leur colère dans les rues de France
 

Gouvernement et médias n’auront pas ménagé leur peine pour tenter de démobiliser les lycéens et les étudiants de se rassembler ce 17 mars.

« Les amendements du gouvernement à la loi sur le travail n’ont pas enrayé la dynamique de mobilisation étudiante ce jeudi 17 mars 2016.

Si le nombre de manifestants est moindre que la semaine dernière, la jeunesse s’est plus mobilisée partout en France » constate Médiapart au soir des manifestations.
 

Branle-bas de médias
 

La semaine médiatique a été le théâtre d’une succession de reportages sur les petites entreprises qui sombrent sous les contraintes du Code du travail, leur peur d’embaucher, des jeunes qui cherchent désespérément un emploi pendant que d’autres sont assurés de garder le leur…rien ne nous aura été épargné pour justifier le projet de loi.
 

Un projet de loi pourquoi exactement ?
 

Il viserait, non plus à favoriser la création d’emplois, l’argument n’a pas résisté aux réalités, mais à raccourcir le délai d’obtention d’un CDI, ce qu’aucun exemple étranger ne prouve contrairement à ce qui est parfois claironné.

Le seul résultat que l’on peut attendre de l’application de ce projet de loi est une précarisation généralisée de l’emploi qui ferait artificiellement baisser le nombre de demandeurs d’emploi.

Ce qui aurait cependant l’immense avantage de créer l’illusion d’une inversion de la courbe du chômage, pour le Président François Hollande qui s’était bien imprudemment engagé à ne pas se représenter s’il n’y parvenait pas.
 

Valls la menace
 

Et le Premier ministre face à la mobilisation des jeunes et des salariés le 9 mars perd quelque peu son sang-froid, il n’a pas hésité à agiter la menace du chaos au cas où la loi ne serait pas votée. Il ne supporte pas que des jeunes socialistes se joignent à l’appel contre la loi Travail, "Des petits cons", aurait-il même lancé à leur propos, d'après Le Parisien.
 

Macron veut annuler les concessions de Hollande
 

Quant à Emmanuel Macron lui, il « espère que le débat parlementaire permettra de réintroduire des dispositions de bon sens qui ont été retirées à la demande des syndicats réformistes et des organisations de jeunesse.

A force de vouloir prendre des mesures protectrices pour les jeunes, on ne les protège pas au travail, mais on les protège du travail. J’avoue que je n’arrive pas à m’y résoudre».

La même rengaine : le droit du travail serait un obstacle à la création d’emploi.

Protéger le travail c’est détruire l’emploi, faciliter les licenciements c’est favoriser l’embauche...
 

La réponse du 17 mars
 

La réponse des jeunes ce 17 mars est sans équivoque.

Voici un florilège de ce que lycéens et étudiants ont affiché sur leurs pancartes dans les rues de Paris :

«Étudiant-e-s et lycéen-ne-s contre la loi travail»
«La nuit c'est pour s'aimer, pas pour travailler»
«Compétitivité vs Humanité»
«Rose promise, chomdu »
«La précarité doit changer de camp»
«Ne perdons pas notre vie à la gagner»
«Nous ne sommes pas de la chair à patron»
Fait réjouissant : les cortèges ont partout réuni beaucoup de jeunes mais aussi des moins jeunes et des retraité-e-s.

 

De bon augure pour le 31 mars !
 

Pascal Santoni

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Mis en ligne le 18 mars 2016  |  Dernière mise a jour 18 mars 2016