Le code du travail pensions même combat

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Code du travail, Goodyear, libertés, salaires, pensions, même combat !

Le mouvement de rejet de la politique gouvernementale et de celle du Medef (y-a-t-il l'épaisseur d'une feuille de papier cigarette entre elles ?), vient de franchir un palier.
 

Cela avait commencé avec Air-France, puis Goodyear, cette hargne antisyndicale qui explose au grand jour et qui précède souvent les coups les plus abjects, cette haine viscérale des nantis pour signifier que toute velléité de refus de leur politique sera réprimée et au besoin de la pire des façons.
 

Goodyear, des salariés méprisés, licenciés, silence, on ferme et le gouvernement traîne au tribunal des militants qui ont jusqu'au bout tenté de défendre l'emploi, leur entreprise et les revendications des travailleurs.
 

Voilà leur crime. Et l'on nous parle de séquestration, d'état d'urgence ou de déchéance de nationalité, sachant les dégâts que peuvent faire les mots prononcés aux heures de grande écoute.
Goodyear, une marque devenue symbole de résistance face à cette volonté de nous faire revenir au siècle avant-dernier, le 19e, celui "Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines" que chante Jean Ferrat dans Ma France..

 

C'est pourtant ce qu'ils veulent faire avec le Code du Travail.
 

On ne parle plus ici de gommer les acquis de 68, d’effacer le programme du Conseil national de la Résistance ou de liquider les acquis du Front populaire.
 

C'est d'un retour vers le néant social dont il s'agit.

Et si on rétablissait l'esclavage avait lancé un économiste plus qu'atterré à propos de la loi Macron.

Ce n'était pas une boutade.

Un vaste mouvement est en train de prendre forme et force.

La pétition aux cinq cent mille signatures, les jeunes (et les moins jeunes) qui envahissent les réseaux sociaux et les syndicats qui pour la première fois se sont réunis .

Ne soyons pas angéliques, les lignes de fracture ne sont pas réduites entre ceux qui pensent ce projet amendable et ceux qui le rejettent d'un bloc.

Il faut refuser ce code tout droit sorti du programme du Medef, de l'Europe des banques et du FMI.

Les rêves du Medef, on le sait, sont nos pires cauchemars.

Les syndicats étudiants et lycéens ont d'ores et déjà annoncé leur entrée en lutte pour le 9 mars.

Certains syndicats sont partants aussi.

Faisons tout pour que le rassemblement le plus large se fasse.

C'est une question de droit et de liberté.

C'est une question de choix de société.
 

La CGT l'avait dit, c'est d'un état d'urgence social dont le pays a besoin.
 

Syndicat CGT des retraités de Chaumont
le 26 février 2016

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Mis en ligne le 28 février 2016  |  Dernière mise a jour 28 février 2016