Espèrance de vie

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Espérance de vie

L’information est parue un peu partout dans la presse, sans faire de vagues, entre les risettes de Macron à Gattaz, le coup de poignard de Valls dans la laïcité et le clin d’oeil enjôleur de Hollande à Marine Le Pen  à propos de la déchéance de nationalité.

Et pourtant...
 

Le titre «L'espérance de vie a reculé en France pour la première fois depuis 1969 ». aurait  dû  faire la «Une» des journaux et les journalistes auraient pu chercher un peu plus loin que le bout de leur nez.
 

À leur décharge, il faut bien avouer que le silence (assourdissant) du gouvernement n’incitait pas à de longs commentaires.
 

Les spécialistes sont unanimes à considérer que  la baisse de l’espérance de vie est un très mauvais signe concernant la santé d’une société.
 

On pourrait se rassurer, comme certains, et dire qu’il s’agit là d’un épiphénomène ou qu’il est difficile de tirer une analyse solide de telles statistiques.
 

On verra.
 

Notons toutefois que les chiffres de 2014 qui montraient une stagnation de l’espérance de vie, constituaient déjà un signal d’alarme.
 

Mais là encore, peu de commentateurs ou d’experts en tous genres s’y sont penchés à l’époque. 

Oui, la baisse de l’espérance de vie est un mauvais présage pour notre pays, pour les salariés.
 

Ce n’est pas seulement la CGT qui l’affirme.
 

L’OMS (Organisation mondiale de la santé) fait un lien très étroit entre l’espérance de vie d’une société et la distribution des richesses.
 

Dans un article paru sur son site, Shanan Khairi note que cette question de la distribution des richesses est déterminante.
 

« Plus déterminant que le nombre de médecins ou de lits d'hospitalisation par habitant.
 

Plus déterminant que le niveau d'éducation. Plus déterminant que la pyramide des âges.
 

Plus déterminant que le niveau moyen ou médian de richesses.»
 

Bien sûr, toutes ces questions ne sont pas subalternes.
 

D’ailleurs ne forment-elles pas, avec notre revendication fondamentale d’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et pensions, ce qu’on appelle nos repères revendicatifs en matière de santé, de services publics (un des moyens de redistribution des richesses) et les questions de la perte d’autonomie.
 

Un enseignement majeur de ces chiffres c’est qu’il ne faut rien attendre de ce gouvernement et de ceux qui sont aux manettes de l’économie.
 

Ils sont au service des plus riches, ferment les entreprises, délocalisent, conduisent les salariés au désespoir, parfois au suicide.
 

Et pour les retraités, on vient de leur dire que leur pension, gagnée après des décennies de labeur, frisait l’indécence.
 

Décidément, il est temps de reprendre le chemin de l’action.  (Voir article INSEE)
 

Syndicat CGT des retraités de Chaumont
 

Le 24 janvier 2015

 

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Mis en ligne le 27 janvier 2016  |  Dernière mise a jour 27 janvier 2016