Aide à l'autonomie

Le risque de perte d’autonomie sévère lors de la vieillesse concerne 5,4 % des ouvriers 2,2 des cadres et professions intellectuelles.

Partout en Ile-de-France, la CGT et les personnels s’opposent aux fermetures de centaine de lits de soins de longue durée dans les hôpitaux publics (USLD).
 

  • comme à l’hôpital Georges Clémenceau (91) contre la disparition de 380 lits.

  • Comme à l’hôpital » les Abondances » (92) : 110 lits menacés.

  • Comme à l’hôpital de Plaisir : 120 lits menacés…

 

Toujours le même scénario :

L‘ARS étrangle financièrement les hôpitaux.

L’ARS ne prolonge pas les autorisations d’activités.

L’ARS transfert cette activité vers le médico- social, le plus souvent le privé lucratif au détriment d’une prise en charge appropriée et d’un accès aux soins pour les populations les plus fragiles.

Réforme « Dépendance »

La CGT propose un nouveau droit autonomie.

Dans le cadre du débat sur la « dépendance » lancé par Nicolas Sarkozy, le Préfet de région et le Directeur Général de l’ARS organisent un débat interdépartemental le 27 mai à la maison de la chimie.

Gouvernement et patronat veulent justifier l’introduction des assurances privés dans le dispositif de prise en charge de la perte d’autonomie pour les personnes âgées.
Ils veulent aller vite, dramatisent la situation économique de notre pays
Bien vivre, bien travaille, bien vieillir.

Il n’y a aucune fatalité biologique à perdre son autonomie à partir d’un certain âge. Cela dépend de l’environnement, des conditions de vie et de travail, de l’habitat, de la prévention tout au long de sa vie.

Par conséquent cela dépend aussi des luttes menées pour la santé au travail, contre les inégalités sociales.

L’aide à l’autonomie est directement liée à la santé.

La CGT se base sur la définition de la santé de l’OMS : la santé ce n’est pas l’absence de maladie : elle constitue « un complet état de bien être physique, mental et social ». Et comme telle, le droit à l’autonomie doit relever de la Sécurité Sociale.


La Cgt propose la création d’un nouveau droit : le droit « autonomie », dans le cadre de l’Assurance Maladie. Nous sommes opposés à une « cinquième branche » qu’elle soit de la Sécurité Sociale ou de la protection sociale, qui ferait des personnes dépendantes » une population à part.


L’organisation de l’aide à l’autonomie doit coordonner le médical, le médico-social et le social. Soins, aide et hébergement doivent être traité dans un même mouvement, autour de la personne.


La CGT propose la création d’un grand service public de l’aide à l’autonomie, tant à domicile qu’en établissement, en partenariat avec le secteur associatif et à but non lucratif, sur la base d’un cahier des charges fixant les obligations de services public.


73 % des plus de 90 ans vivent à domicile.


Le coût restant à la charge des usagers et des familles dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD) atteint couramment 2800 à 4000 Euros en Ile-de-France.


 

Autonomie plutôt que dépendance.


La CGT récuse le terme dépendance des personnes âgées et parle d’aide à l’autonomie ; il n’y a pas lieu de faire de distinction entre les personnes en situation de « handicap » jusqu’à 60 ans et les personnes « dépendantes » de plus de 60 ans.


Autonomie : capacité de faire des choix ou d’exercer cette capacité.
En limitant le dossier de l’aide à l’autonomie, aux seules personnes âgées, le gouvernement voudrait montrer que cette partie de la population devient une charge pour l’ensemble de la société.


Sur la base de cette conception, la CGT propose la création d’une prestation universelle de compensation à l’autonomie quel que soit l’âge.
La portée de l’enjeu démographique :


Certes le nombre de personnes ayant besoin d’aide à l’autonomie va progresser en raison de l’augmentation du nombre de personnes âgées. Mais la majorité des personnes âgées garde leur autonomie, l’espérance de vie en bonne santé progressant plus vite que l’espérance de vie. Les périodes de perte d’autonomie sont plus tardives et plus courtes. Il ne faut donc pas dramatiser cette question.

 

 

La vérité sur les financements nécessaires :

 

Selon Bercy, les sommes affectées à la perte d’autonomie ont représenté en 2010, 24 milliards d’Euros (toutes aides publiques confondues). Cela représente 1,3 % du PIB. D’ici 2015, le besoin de financement s’élèverait à un peu moins d’un point de PIB.


Dans le même temps les exonérations de cotisations patronales de la Sécurité Sociale représentent 30 milliards.


D’autre part, il faut considérer que l’aide à l’autonomie est facteur de création d’établissements sanitaires ou médico-sociaux, et de services à la personnes, donc d’emplois, de services et d’emplois.

Elle contribue à l’essor de la recherche et participe au développement de l’économie. Ce n’est pas une « charge ».

Collectivement les coûts sont très supportables, individuellement, ils sont souvent insoutenables.


La CGT propose que le financement de l’aide à l’autonomie relève de celui de la Sécurité sociale de ses principes et de ses fondements : faire face aux aléas de la vie de la naissance à la mort.

Elle se situe dans le cadre des propositions de la CGT en la matière. Nous écartons tout recours sur succession ou assurance individuelle privée, qui serait facteur d’inégalités et d’injustice.

Sarkozy veut aller vite et agir dès l’été pour mieux remettre en cause la sécurité sociale solidaire.


Le vendredi 27 mai salariés, retraités, personnels des établissements de santé, médico-social et de l’action sociale, faisons-nous entendre Madame Bachelot, ministre de la « cohésion » sociale clôturera leur « débat » Alors ne laissons pas faire !


Exigeons ensemble la prise en charge de la perte d’autonomie dans la branche maladie de la sécu pour tous.


Les problèmes de santé des personnes âgées doivent être abordés en lien avec les questions posées tout au long de la vie. Salariés et retraités, tout le monde est concerné C’est une question de choix de société, de la place et du rôle citoyen des personnes quel que soit leur âge. C’est notre ambition : construire une société pour tous les âges.

 

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Mis en ligne le 7 juin 2011  |  Dernière mise a jour 17 mars 2013