Aux USR Aux UFR A la CE et la CFC de L'UCR CGT

Image de l'article.

Aux USR
Aux UFR
A la CE et la CFC DE L’UCR-CGT

Montreuil, le 2 septembre 2019

Chers camarades,

Avec la rentrée scolaire, c’est un peu la fin de la trêve estivale et les citoyens se retrouvent à nouveau confrontés à la réalité de la vie.

Si le président de la République s’est beaucoup mis en scène cet été, avec un changement de méthode « cosmétique », il s’est bien gardé de modifier quoi que ce soit à ses choix politiques.

Mieux, il confirme ses intentions de réformer à tout prix et quel qu’en soit le coût social.

Ainsi, les mesures prises à l’encontre des privés d’emplois fin juin, vont constituer un coup de rabot de 3,4 milliards d’économies, au détriment d’un grand nombre de chômeurs qui seront encore plus en difficulté.

Le projet de réforme des retraites, confié à Jean-Paul Delevoye, haut commissaire, prend forme et ce ne sont pas les gesticulations d’Emmanuel Macron à la fin du mois d’août qui vont nous tromper sur ses intentions.

Le projet vise ni plus ni moins à faire des économies sur le dos des salariés et des retraités, en diminuant le montant des retraites qui représente aujourd’hui 13,8 % du PIB.

L’objectif est de le ramener à 11 % le plus rapidement possible.

Pour y parvenir, l’allongement de la durée de travail pour partir à la retraite, sans décote, est le nouvel axe présidentiel.

Prétendre ne pas vouloir faire de l’âge pivot, prévu initialement à 64 ans, un totem de la réforme, est une vaste fumisterie.

Une personne débutant sa carrière à 24 ans, après études, devra travailler jusqu’à 67 ans, pour prétendre à une retraite à taux plein.

L’objet est bien de réduire la part consacrée au montant des retraites.

Avancer que les retraités actuels ne seront pas impactés par la réforme à venir est également un immense mensonge.

Attendre que les choses passent « les bras croisés » serait une grande erreur.

Nous avons un devoir d’information du plus grand nombre possible de retraités.

La question de la mobilisation des retraités dans cette nouvelle rentrée sociale doit constituer une priorité pour nos organisations.

Pendant que les plus aisés ne cessent de s’enrichir, les retraités doivent se battre pour préserver et améliorer leur pouvoir d’achat qui est en chute libre depuis 25 ans.

C’est une profonde injustice.

Face aux mobilisations des retraités, Macron a dû reculer deux fois (voir le tract ci-joint).

Cela confirme qu’en dehors des mobilisations sociales et du rapport de forces, qu’il n’y a rien à attendre de ce gouvernement.

Deux dates figurent dorénavant à notre agenda.

Conformément à la décision du comité général de l’UCR-CGT du mois de juin 2019 et en accord avec les 9 organisations syndicales et associations qui agissent ensemble dans un cadre unitaire, nous avons décidé d’une nouvelle journée nationale d’action des retraités le 8 octobre 2019, dans toute la France.

La réunion intersyndicale du groupe des 9, qui se tiendra le 6 septembre, sera l’occasion de préciser les modalités retenues pour réunir le plus grand nombre de retraités dans l’action.

Ce jour-là, les organisations syndicales de salariés des Ehpad appelleront les personnels de ces établissements, à de larges convergences avec les retraités.

La Fédération CGT de la santé et de l’action sociale et l’UCR-CGT ont prévu de rédiger un tract commun pour cette occasion.

Il est donc fort probable que les USR soient sollicitées dans les départements pour une prise d’initiative que nous encourageons vivement.

Nous n’oublions pas les lois santé et celle qui devrait porter sur l’autonomie.

Le PLFSS va également venir en débat.

Mais avant nous avons besoin de construire une grande journée d’action interprofessionnelle, le 24 septembre, à l’appel de la CGT.

Face aux nombreuses urgences sociales auxquelles nos concitoyens sont confrontés, il s’agit de construire un processus de luttes qui doit prendre appui sur le 24 septembre, pour monter en puissance dans les semaines qui suivront.

Considérons bien le 24 comme un premier palier de mobilisation, pour construire notre journée d’action du 8 octobre, et surtout ne les opposons pas entre elles.

Une sert l’autre.

L’AG de rentrée de la CGT du 27 août a mis en évidence une difficulté persistante dans la CGT : notre relation aux syndiqués.

Le plus souvent, nos réunions sont des assemblées de militants et beaucoup de syndiqués se tiennent à l’écart.

Prévoir des réunions de rentrée dans toutes les USR et les UFR est incontournable.

Veillons, cependant, à ce que cela s’organise au plus près, dans nos sections.

La consultation de la CGT à ses syndiqués peut d’ailleurs être un élément important dans le contact avec chacun d’eux.

Enfin, pour ne pas dire surtout, aucune réunion de rentrée ne doit ignorer le besoin de travailler notre état d’organisation, notre nombre étant constitutif du rapport de force.

Nous invitons toutes nos organisations à se mettre à jour dans le règlement des cotisations et des FNI pour l’exercice 2018.

C’est une priorité si nous voulons ouvrir le prochain congrès de l’UCR-CGT en se renforçant, avec plus de 100 000 adhérents.

Camarades !

À vos états d’orga !

Les conditions sont réunies pour aller à la rencontre des syndiqués, des retraités.

On a besoin de plan de travail, de diffusions de masse, bref, d’une CGT retraité-e-s qui se déploie en grand, avec enthousiasme !

Bonne rentrée à toutes et à tous.

Bien fraternellement.

Olivier Jouchter,
Secrétaire général adjoint de l’UCR-CGT

 

Mis en ligne le 4 septembre 2019  |  Dernière mise a jour 4 septembre 2019