Un grand 1 er mai malgré les incidents

Image de l'article.

Un grand 1er mai malgré les incidents

Faut-il que la colère et la combativité des salariés et des retraités soient fortes pour que les manifestations du 1er mai 2019 aient rassemblé bien plus de monde que les années précédentes !

Tout avait été fait pour dissuader : annonces dramatisantes du ministre de l’Intérieur, images des violences de 2018 en boucle sur les chaînes, reprise des mots d’ordre des casseurs sur les réseaux sociaux.

La réponse au discours lénifiant d’Emmanuel Macron a été cinglante.Dès le matin du 1er mai BFMTV annonçait le pire.

Aidée par les premiers incidents à Paris une heure avant le début de la manifestation.

Il est certain que nombre de personnes qui avaient l’intention de participer à la manifestation ont renoncé.

De fait tout l’après-midi les chaînes en continu et particulièrement BFMTV n’ont traité que les incidents en ignorant les revendications portées par les manifestants.

Avec comme invités permanents et exclusifs des élus de la majorité présidentielle et des syndicats de policiers.

Avec trois leitmotiv : les syndicats sont dépassés, les gilets jaunes deviennent violents et rejoignent les casseurs, le gouvernement a gagné son pari en évitant le pire.

Dire que ces incidents arrangent bien le gouvernement n’est pas excessif.

Car il faut bien poser la question : qui bénéficie de ces images de violences ?

Certainement pas les syndicats, ni le mouvement des gilets jaunes qui voient leurs protestations et leurs revendications convergentes transformées à l'écran en combat de rues.

Retenons cependant que malgré ce contexte, il y avait beaucoup de monde dans les rues à Paris et dans les villes de France.

C’est un vrai motif d’espoir pour les batailles à venir.


COMMUNIQUÉ DE LA CGT
SUITE AUX MANIFESTATIONS DU 1er MAI 2019

Cette journée de lutte internationale des travailleurs s’est traduite sur tout le territoire par près de 250 manifestations, rassemblements, initiatives festives.

Plus de 310 000 salariés, privés d’emploi et retraités (c’est à dire plus qu’en 2017 et en 2018) se sont rassemblés pour exprimer au gouvernement mais aussi au patronat l’exigence d’autres choix politiques en faveur d’une hausse des pensions et salaires, de plus de justice fiscale, de services publics de proximité, d’une politique sociale répondant aux besoins de la population.

L’expression revendicative de ce jour, cumulée aux nombreuses luttes dans les entreprises, dans plusieurs branches d’activité, la fonction publique, les actions spécifiques des retraités, les actions interprofessionnelles depuis le début de l’année viennent démontrer, s’il le fallait encore, la colère sociale, l’attente de décisions majeures au profit de ceux qui ne vivent que de leur travail.

Le droit à manifester est fragilisé par les violences commises, comme à Paris où le cortège CGT s’est trouvé pris en étau entre les black blocs et les forces de l’ordre et a été gazé sans sommation… Inacceptable !

Si nous soulignons le calme qui a régné parmi la quasi-totalité des cortèges, les actes scandaleux de la manifestation parisienne viennent démontrer la nécessité d’une autre gestion par le ministère de l’intérieur du respect de ce droit constitutionnel qu’est le droit de manifester.

Répondre dorénavant aux attentes exprimées dans la rue depuis de longs mois et dans les entreprises par nos équipes syndicales sera le meilleur moyen de retrouver de la sérénité dans le pays.

La CGT va continuer à militer pour élargir le rapport de force nécessaire afin de conquérir de nouveaux droits et contrer les mauvais coups de ce gouvernement et de sa majorité parlementaire.

D’ores et déjà elle appelle toutes et tous à participer aux initiatives prévues lors de la mobilisation du 9 mai prochain.

Montreuil, le 1er mai 2019

 

Mis en ligne le 2 mai 2019  |  Dernière mise a jour 2 mai 2019