Même pas peur les manifestants du 19 mars

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Même pas peur les manifestants du 19 mars !

Le « grand débat » n’a résolu aucun des problèmes soulevés par les manifestations qui se succèdent en France.

Emmanuel Macron continue d’occuper les écrans en faisant semblant de dialoguer avec tout le monde, mais peu de gens désormais le croient.

Il y avait du monde dans les manifestations du 19 mars et du beau monde : ouvriers, employés, enseignants, étudiants, lycéens aspirant à des convergences inédites.

Le mouvement de grève largement soutenu

Le mouvement de grève du mardi 19 mars à l’appel de la CGT, FO, Solidaires, FSU Unef et UNL, est soutenu par les trois quarts des Français, selon le baromètre* des services publics Odoxa pour la Banque française mutualiste, l'Obs, France Inter et la presse régionale.

Le moins que l’on puisse dire est que le show permanent du président et le soutien moutonnier de la plupart des éditorialistes des médias de ses amis n’ont guère calmé les esprits contestataires.

La répression inacceptable des gilets jaunes et la loi dite « anticasseurs » réductrice du droit de manifester, a probablement dissuadé nombre de personnes, mais n’a pas empêché plus de 350 000 manifestants de défiler dans les principales du pays.

L’instrumentalisation des violences

Les casseurs n’étaient pas de sortie à Paris, aucun policier sur le parcours de la manifestation parisienne, aucune violence, aucune dégradation à signaler.

L’overdose d’images sur l’incendie du Fouquet’s n’a pas été aussi performante qu’espéré.

C’est pourquoi les chaînes BFM, LCI, CNews, LCP et France Inter ont retransmis en continu et en direct l’audition parlementaire du ministre Castaner sur fond d’images de violences, en ignorant la journée du 19 mars.

Il n’empêche, le droit de manifester a marqué des points ce mardi.

Et maintenant ?

Il faudra bien trouver une issue honorable pour l’initiateur du « grand débat ».

Comment prétendre répondre aux attentes et aux revendications exprimées inlassablement depuis des mois par les retraités, les gilets jaunes, les salariés, les enseignants, les jeunes, tout en ne voulant rien changer à sa politique ?

Les retraité-e-s à l’appel de neuf organisations se donnent rendez-vous le 11 avril avec des revendications têtues :

- une augmentation en 2019 et 2020 et une revalorisation de toutes les pensions du même pourcentage que l’évolution des salaires, le rattrapage des pertes subies depuis 2014 ;

- l’établissement d’un minimum de pension à hauteur du SMIC pour une carrière complète ;

- le maintien et l’amélioration des pensions de réversion ;

- la prise en charge de la perte d’autonomie à 100 % par la Sécurité sociale et l’ouverture d’un droit universel dans le cadre d’un grand service public de l’aide à l’autonomie.

La préparation du 11 avril bat son plein, les retraités ont conscience que seule leur mobilisation fera plier Emmanuel Macron.

Tout faire pour convaincre largement autour d’eux du bien fondé de ces revendications c’est l’ambition des organisations des retraités CGT.

Un tract et une carte-pétition seront dans les jours qui viennent à leur disposition.

Après le 19 mars cap sur le 11 avril !

Pascal Santoni

 

Mis en ligne le 20 mars 2019  |  Dernière mise a jour 20 mars 2019