Pouvoir d'achat Racket et humiliation

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Pouvoir d’achat. Racket et humiliation

Le hold-up contre les retraités s’accompagne d’une campagne idéologique visant à les culpabiliser et à les opposer aux nouvelles générations.

En matière d’intox pour tenter de faire passer la pilule, le pompon revient à la porte-parole du groupe En Marche à l’Assemblée nationale, Aurore Berger, qui déclarait, il y a peu :

« Vous et moi, nous payons pour celles et ceux qui sont à la retraite.

On ne paye pas pour notre propre retraite.

On peut légitimement demander un effort ».

À tomber de l’armoire.

Humiliation

Humiliation ?

Le mot n’est pas trop fort lorsque la démarche des millionnaires au pouvoir consiste à affirmer que les retraités sont des nantis, alors que nombre d’entre eux vivent dans des conditions précaires.

Humiliation ?

Le mot n’est pas exagéré lorsqu’on assène qu’ils peuvent faire des efforts en les opposant aux salariés alors qu’ils ont cotisé toute leur vie active pour payer les retraites de leurs anciens.

Humiliation ?

Le mot correspond pleinement à la réalité lorsque pouvoir et patronat rêvent de voir s’affronter jeunes et anciens, jouant ainsi la cassure de la société.

Face au dénigrement

L’affront ainsi fait aux plus anciens par les missionnaires de la finance participe à une campagne de dénigrement anti syndical, particulièrement de la Cgt, et laisse une voie royale ouverte aux plus riches.

On ne joue pas avec le diable au risque de se brûler.

Maltraiter une partie de la société, qui ne se contente pas d’essayer de vivre dignement son dernier chapitre de vie mais qui participe grandement à l’accompagnement et à l’aide concrète des plus jeunes, revient à faire un sordide choix : celui de détruire et d’opposer.

Le temps de la révolte

Macron et son gouvernement ont littéralement fusionné avec le patronat en déployant la plus vaste opération anti sociale des dernières années : services publics dépecés à la hache, cadeaux aux plus fortunés et restrictions pour les plus défavorisés et les classes moyennes en témoignent.

Avec, désormais, l’insulte comme moyen privilégié d’expression.

André Malraux écrivait « L’avenir est un présent que nous fait le passé ».

Les enfants du Cac 40, de l’Ena et des banques s’en contre foutent avec arrogance et mépris.

Qu’ils prennent garde : après la colère vient le temps de la révolte.

José Fort

 

 

Mis en ligne le 21 novembre 2018  |  Dernière mise a jour 21 novembre 2018