A l'élysée comme une odeur fétide

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A l’Elysée, comme une odeur fétide

Beaucoup a été dit sur l’affaire des hommes de Macron déguisés en CRS chargés « d’observer » (on ne rit pas) la manifestation du 1 er mai dernier.

Deux choses quand même : la 5 eme République a été gangrenée par de très nombreuses affaires ; il y a comme un loup derrière (ou devant, comme on voudra) la pitoyable brute appelée Alexandre Benalla.

Est-ce son vrai nom?

Des précédents...

Les plus anciens se souviendront de la milice gaulliste au service du général, le sinistre SAC qui associait des gros bras, des truands et des policiers ripoux.

Toujours en activité sous Pompidou avec en plus des fichiers où figuraient des milliers de noms de militants de gauche à surveiller, et l’organisation de milices patronales chargées de casser les grèves et d’agresser les leaders syndicaux.

Avec, à ce moment là, Raymond Marcellin au ministère de l’Intérieur, spécialiste de la pose des micros notamment au « Canard enchaîné » et l’utilisation de la division III de la police politique DST plus particulièrement en charge de la lutte contre le communisme.

Et puis, il y a eu Giscard d’Estaing et son célèbre ami Poniatowski, l’homme des écoutes à grande échelle, spécialiste des coups tordus.

Il y a eu aussi Mitterrand et ses gendarmes babys sitters de sa famille cachée chargés d’écouter artistes et journalistes trop curieux, de la misérable opération contre les Irlandais de Vincennes ou encore le coup foireux contre le Raimbo Warrior.

Quant à Sarkozy et Hollande, ils n’ont pas dérogé à la règle, l’assassinat de Kadhafi, ou encore la protection accordée un temps à Cahuzac, par exemple.

Macron le président qui prétendait faire du neuf

Macron, lui qui se présente comme le président « exemplaire » et « moderne » a été, vite fait bien fait, pris les mains dans le pot de confiture : ses barbouzes en partie élevées dans le poulailler du Parti socialiste et de la police officielle se sont fait prendre comme de misérables abrutis présentant toutes les caractéristiques de tortionnaires en herbe.

La barbouzerie ne date pas d’hier et le déjà vieux président ne fait pas mieux que ses prédécesseurs. Mais dans « l’affaire », il y a un loup qui pourrait sortir du bois.

Qui est réellement ce désormais célèbre Alexandre Benamachin qui tiendra une bonne place dans les annales des sales types ? Salaire mensuel à l’Elysée : 10.000 euros.

Appartement de fonction dans le 7 eme arrondissement de Paris, voiture officielle, accès jusqu’au cœur de l’Assemblée nationale et, tenez-vous bien, passé par la grâce de son maître du grade de brigadier de la gendarmerie à celui de lieutenant colonel le temps d’une signature.

Que révèle l’affaire Benalla ?

Cette affaire montre la réalité de ce pouvoir : arrogant, menteur, menaçant pour les libertés, serviteur de la caste des privilégiés de l’argent, méprisant les catégories les plus faibles et les couches moyennes.

Plutôt que d’afficher une « affaire » Benalla ne serait-il pas plus juste d’évoquer une « affaire » du pouvoir macroniste.

Car enfin, ces malfaisants présentent un bilan sordide en seulement une année.

Vous n’avez pas oublié la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes, la hausse de la CSG pour les retraités et la remise en cause de la réversion.

Vous avez toujours à l’esprit la scélérate loi travail, les baisses des APL, la hausse du chômage, la privatisation de la SNCF, le plan banlieue enterré, les hôpitaux à la dérive, les barrages privatisés, le service publique de l’audiovisuel au pain sec, « le pognon dingue » versé aux aides sociales.

Sans compter la vaisselle de l’Elysée à 500.000 euros, les voyages en Falcon pour effectuer 100 kilomètres, le fric accordé à Mme Brigitte.

Allez, j’arrête la liste est trop longue.

Me voici pensant au philosophe grec Aristote et à une de ses citations retrouvées dans mon carnet des bons mots.

Aristote écrivait :

« Ce sont les prétentions excessives et non les besoins nécessaires qui portent à commettre les injustices les plus graves. »

Moi qui ne suis pas philosophe, plus prosaïquement, je pense que ce régime faisandé finira en pourrissant comme les melons par la queue et comme les poissons par la tête.


José Fort
Sur radio web Radio Arts Mada
 

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Mis en ligne le 26 juillet 2018  |  Dernière mise a jour 26 juillet 2018