Les aidants familliaux

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Les aidants familiaux, une souffrance silencieuse

La moitié des aidants vivent avec leurs proches.


Selon la Haute autorité de la santé (HAS), la charge de travail directement liée à ce rôle est de six heures par jour pour une personne atteinte par la maladie d’Alzheimer.

Il devient difficile de trouver du temps pour les loisirs, les sorties ou pour partir quelques jours.

Trois quarts des aidants le sont depuis au moins 4 ans et 34% depuis au moins 10 ans.

Le "burn out" n'est jamais loin

Difficile lorsqu’il faut également conjuguer vie professionnelle, vie familiale et vie conjugale.

Très souvent, l’aidant se sent démuni face à une maladie dont il ne comprend pas réellement les mécanismes.

À la charge psychique continuelle de l’autre (car l’aidant se soucie en permanence de son proche) s’ajoute celle de soi.

Si l’aidant cumule en plus une autre charge de travail, professionnelle ou familiale, le syndrome d’épuisement psychique, le burn out, n’est jamais loin.

Parmi les aidants, 9 sur 10 se disent fatigués moralement et 8 sur 10 éprouvent une fatigue physique.

Personnels et résidents, des intérêts convergents

La lutte des personnels des Ehpad et des services d’aide à domicile ont révélé l’indigence des conditions dans lesquelles ils travaillent et d’accueil des résidents dans de nombreux établissements.

L’appel à la grève, le 30 janvier, soutenu par les directeurs d’Ehpad, les familles de résidents et les retraités, a été très suivi malgré les pressions et les contraintes professionnelles.

Comment ne pas être émus par les témoignages des aides-soignantes qui n’ont souvent pas les moyens de s’occuper correctement, dignement, des personnes âgées dépendantes.

Ainsi, le gouvernement ponctionne les revenus des retraités et appauvrit les établissements chargés d’accueillir les plus âgés et les plus dépendants d’entre eux, tout en les traitant de privilégiés !

Et pourquoi ?

Pour privatiser ce secteur qui s’avère très lucratif avec un minimum de personnels, des bas salaires et des coûts d’hébergement exorbitants.

Le lien entre les conditions de travail des personnels et la dégradation des services rendus aux résidents a favorisé une convergence des luttes prometteuse.

Dossier Vie nouvelle

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Mis en ligne le 4 juillet 2018  |  Dernière mise a jour 6 juillet 2018