Vous avez dit privilèges

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Vous avez dit privilèges ?


Bernard Arnault ou l’infirmière de la Pitié-Salpêtrière ?

Françoise Bettencourt Meyers ou l’institutrice de l’école de la rue de Bruxelles ?

Serge Dassault ou le conducteur du RER C ?

Le gouvernement désigne les cheminots du doigt.

Il stigmatise leurs « privilèges » et laisse penser que d’autres catégories de travailleurs ne peuvent accéder aux mêmes droits (la retraite, notamment) à cause d’eux.

Il fait croire que l’endettement que subit la SNCF est lié à ce statut qui coûterait trop cher.

C’est faux et c’est injuste : les cheminots subissent beaucoup de contraintes, ont des niveaux de rémunération faibles et ne sont pour rien dans le niveau d’endettement de la SNCF.

Les traiter de privilégiés quand, en 2017, Bernard Arnault a gagné 2 milliards d’euros par mois, en même temps qu’on lui baissait son impôt sur la fortune, cela relève de l’indécence. [.....]

Vous avez dit privilèges ?

La réussite de la journée unitaire de mobilisation dans différents secteurs professionnels (Fonction Publique, Cheminots, Énergie, Transport, etc.) s’est traduite par plus de 180 rassemblements et manifestations partout en France, regroupant plus de 500 000 manifestants dans les rues.

Tous et toutes ont marqué, aussi par la grève, leur attachement aux services publics.

Contrairement aux choix gouvernementaux de régression sociale, ils ont exigé le développement des services publics et les moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions, le renforcement de leurs statuts et conventions collectives.

Le gouvernement poursuit sa politique de régression sociale.

Il continue notamment à supprimer des milliers de postes dans la fonction publique, à privatiser les entreprises publiques, à mépriser les salariés et les retraités par l’abaissement généralisé de leurs salaires et de leurs pensions.

En même temps, il multiplie les milliards d’euros de cadeaux aux actionnaires et montre ainsi son véritable visage en étant au seul service du capital et des plus riches.

Sourd aux propositions du monde du travail, le gouvernement fait le choix de la confrontation sociale !

Le gouvernement doit entendre l’exigence sociale, il doit prendre la mesure des oppositions à sa politique et prendre en compte les alternatives portées notamment par la CGT.

La CGT appelle les travailleurs, les privés d’emploi, les retraités et les jeunes à prendre leur avenir en main, à construire leurs revendications et à agir dans l’unité syndicale la plus large pour imposer le progrès social.

C’est dans cette démarche et dans la recherche de convergence des luttes que la CGT propose l’organisation d’une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 19 avril prochain.

Ce sera l’occasion de porter les revendications sur le pouvoir d’achat (salaires, pensions, minima sociaux), l’emploi et la protection sociale, les services publics et les droits collectifs.

Montreuil, le 22 mars 2018

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Mis en ligne le 31 mars 2018  |  Dernière mise a jour 31 mars 2018