Le jeudi des retraités en colère

Image de l'article.

Le jeudi des retraité-e-s en colère

Mercredi 14 mars à 18 h nous comptabilisons 161 manifestations sur 95 départements.

Le 28 septembre 2017, où nous avions enregistré une mobilisation des retraités sans précédent, nous en avions recensé 116 sur 94 départements.

Le 15 mars doit être l’expression d’un désaveu cinglant de la hausse de la CSG et l’exigence d’une revalorisation des pensions.

Emmanuel Macron et son gouvernement sont inquiets.

Ils ont beau multiplié les annonces et les réformes pour que chacune d’entre elles efface l’effet de la précédente, rien n’y fait.

L’indignation gagne des millions de retraités.

Le mépris avec lequel ont été accueillies leurs protestations a été vivement ressenti.

Comment traiter 16 millions de retraités dont la pension moyenne varie autour de 1280 euros nets de privilégiés !

En 2014 l’INSEE établissait le nombre de retraités vivant sous le seuil de pauvreté à 7,6 %, soit 1,250 000. Il semble que depuis cette date ce chiffre n’a pas été actualisé.

De pauvres arguments pour une politique de riches

Le seul argument qu’ont trouvé le président et ses ministres, qui se multiplient sur les plateaux de télévision, consiste à répéter qu’il y a plus pauvre.

Agriculteurs plus pauvres que les cheminots, jeunes et salariés plus pauvres que les retraités…

Il s’est même trouvé un élu, Eric Alauzet, député de la majorité présidentielle du Doubs et rapporteur du budget de la Sécurité sociale, pour affirmer que les Français assujettis à la CSG « font partie d’une génération dorée ».

Quant à la ministre du Travail elle n’a d’autre réponse à la question de savoir pourquoi s’en prendre aux retraités que l’antienne habituelle :

« il faut bien trouver de l’argent ».

Elle qui vient de réaliser une bonne « économie » sur ses impôts de 62 000 euros avec la réforme de l’ISF.

Ils ne savent pas où trouver l’argent ? Nous on sait.

Le problème n’est pas le manque d’argent qu’on se le dise, c’est qu’il y en a beaucoup trop dans les coffres d’un petit nombre de personnes, aux dépens de tous les autres.

Les chiffres du CAC 40 sont tombés : 93 milliards !

Les profits du CAC 40 ont bondi de 26,5%.

Du jamais-vu depuis... 2007.

Sans pour cela que les investissements suivent la même progression et permettent de résorber le chômage.

Au contraire les licenciements se multiplient facilités par la loi Travail Macron.

Que dire sinon que la politique ultra libérale du président et de son gouvernement enfonce un peu plus salariés et retraités dans de plus grandes difficultés financières.

La dégradation des services publics ajoute à ces difficultés de vivre, de se soigner, de se déplacer, de s’alimenter sainement.
Notre 15 mars

Le 15 mars doit être un grand moment d’indignation, de protestation et de revendication.

Mettons à profit les quelques jours qui nous séparent de cette journée pour convaincre les hésitants, les pessimistes.

Tout ce qui rassemble pour le progrès social et humain est un élément de solution pour l’avenir, celui des retraités et celui des salariés, cheminots, personnels des EHPAD, et de la santé en général, ouvriers, employés, cadres.

Tous sont touchés.

Tous sont concernés.


Pascal Santoni

Voir la carte de France des manifestations du 15 mars

L'appel des neuf organisations de retraité-e-s : CGT, FO, CFTC, CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, UNRPA, LSR
 

 

Mis en ligne le 15 mars 2018  |  Dernière mise a jour 15 mars 2018