Chateau Gattaz

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Château-Gattaz

par Richard Vaillant secrétaire du syndicat CGT des retraités de Chaumont

Interrogé par Jean Jacques Bourdin, sur la revalorisation des pensions au 1er octobre 2017, le 1er ministre a séché et demandé une séance de rattrapage après la pause, le temps de se renseigner, confirmant ainsi la belle maîtrise qu’il a de la situation sociale et toute l’estime qu’il porte aux retraités.

Voilà qui résume assez bien l’été de tous les dangers que viennent de vivre les salariés et retraités : la mort sur ordonnance du droit du travail, la hausse de 1,7% de la CSG sur les pensions, la ponction sur l’APL, la fin des emplois aidés et le rabotage des budgets des communes ; une accumulation de mauvais coups servis avec l’aplomb méprisant propre aux puissants.

Du mépris il en faut pour clamer haut et fort que les retraités sont des nantis et qu’ils peuvent bien par solidarité verser 1,7% de leur pension aux actifs.

Dans ce rôle de jean-foutre de service pas mal de politiques, de Bruno Le Maire à Bérangère Abba, se sont répandus en justifications.

Savent-ils seulement ce que c’est que de vivre avec 1200 € par mois ?

Avec cette mesure, le gouvernement veut diviser les générations entre elles.

C’est tellement commode de faire croire que c’est en baissant les pensions que l’on va régler le problème du pouvoir d’achat des salariés.

Enfin, remplacer des cotisations sociales par l’impôt va avoir des conséquences désastreuses pour la Sécu.

Loi-travail, CSG, APL, emplois aidés, ce sont toujours les mêmes qui crachent au bassinet.

Pour les autres ceux qui sont de « l’autre côté », c’est tout miel, tout sucre.
La modification de l’ISF va rapporter 4 milliards aux plus riches ; c’est aussi le cas avec le CICE pour lequel l’état verse au grand patronat sans compter et sans contrôler, sans aucun effet sur l’emploi.

Si, comme je le notais en début d’édito, l’ignorance du 1er ministre est la marque de fabrique du gouvernement, cette politique du tout pour les riches peut-être symbolisée par la Une du Canard Enchaîné de cette semaine qui nous informe qu’à la veille de sa retraité, Gattaz «se paie» un château et un vignoble pour la modique somme de 11 millions d’euros.

Le million d’emploi promis par le même Gattaz avec le CICE a dû se perdre corps et biens dans les douves de cette mirifique demeure.
« Les retraités sont en colère » titrent avec raison l’Affranchi et le JHM.

C’est rien de le dire. Et, puisqu’il nous reste, jour pour jour, un mois avant la manifestation unitaire des retraités (le 28 septembre), nous allons le mettre à profit pour expliquer, expliquer encore, unir, rassembler et rassembler encore.

Et n’oublions pas l’étape du 12 septembre contre la loi-travail.

Un mois d’activité et deux actions.

Contre les seigneurs et les châtelains, les serfs (actifs et retraités) vont organiser la fronde ! R.V.

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Mis en ligne le 4 septembre 2017  |  Dernière mise a jour 4 septembre 2017